Marseille 1ère

Günther et Thomas travaillent comme facteurs à Berlin et ils prennent aujourd’hui leurs congés pour visiter la cité phocéenne. Ils sont tous les deux célibataires et disposés à faire des roues arrière sur le respect de la morale.

Ils partent peu chargés pour éviter les taxes aéroportuaires. Un sac à dos de quarante sur cinquante-cinq centimètres de dimension remplit d’aspirines et de préservatifs sans oublier le nécessaire de toilette et quelques slips. Cela devrait suffir…

Ils détiennent un ticket pour une soirée BDSM sur le château d’If, au centre de la rade de Marseille. En effet, un riche mécène russe a loué le château, habituellement réservé au tourisme, pour une soirée libertine très prometteuse. Ils ont donc deux jours devant eux avant le grand soir et ils comptent bien en profiter.

Arrivés à l’aéroport de Marignane, ils constatent que l’atmosphère est bien plus méditerranéenne qu’en Germanie et ils se délectent déjà de cette si belle région. Le bus qui les transporte dans le centre-ville en longeant les quartiers nord va légèrement atténuer ce sentiment.

Une fois en plein cœur de la ville, ils commencent par grimper au sommet de la basilique de Notre-Dame-de-la-Garde. Quel magnifique panorama du haut de ce majestueux monument symbolisant la ville et veillant sur tous les marseillais !

basilique de Notre-Dame-de-la-Garde

Ils descendent ensuite au Vieux-Port pour boire le pastis local et apprennent que ce soir L’Olympique de Marseille affronte le Paris Saint-Germain. Après plusieurs ricards et la rencontre de deux jeunes supportrices autochtones, ils jugent bon de les suivre au stade Vélodrome. Les filles sont ivres d’alcool, ce qui provoque des ouvertures béantes pour nos deux allemands.

À la mi-temps, Thomas va aux toilettes avec la plus moche. Le temps qui leur est donné est trop insuffisant pour une pénétration et elle lui propose une cravate de notaire, autrement dit une branlette espagnole. Cela fait bien longtemps qu’il n’en a pas eu une et étant donné que c’est parfois très réussi, il se laisse séduire. Un peu frustré de ne pas avoir pu éjaculer sur son visage, il fait la tête et retourne prestissimo se rasseoir en tribune. Le Paris Saint-Germain gagne trois à zéro grâce à deux buts d’un jeune italien en pleine éclosion, un certain Marco Verrati. C’est le moment de rentrer, les filles se montrent finalement relativement farouches et les supporteurs de la ville ne seront pas d’humeur joyeuse ce soir.

Le lendemain matin, nos amis se lèvent à neuf heures pour aller flâner rue de Rome et faire les magasins. Ils s’arrêtent ensuite se délecter des marseillaises sur les plages du Prado tout en dégustant un bon vin de Bordeaux. L’ambiance est chaude dans ce quartier de la ville, ce qui plaît énormément à nos compagnons de route. Avant d’aller déguster la bouillabaisse locale, ils repartent faire des emplettes rue du Paradis.

Le repas n’est pas triste puisque la serveuse se montre très entreprenante. Au-delà du petit cocktail de bienvenue généralement réservé aux invités d’honneur, sa croupe incendiaire que laisse entrevoir sa minijupe n’est pas piquée des vers. Au terme du repas, alors que nos comparses se terminent sur une crème de whisky, elle leur propose de visiter les calanques en sa compagnie.

Bingo !

Auteur : le Concombre démasqué

Deux amis tchèques à Paris

Nous sommes un beau jour d’été 2023 et deux amis de République Tchèque, ancienne Tchécoslovaquie, sont en partance pour Paris. Pourquoi Paris ? Car nos amis connaissent déjà Lyon comme leur poche et la capitale des lumières jouit d’une réputation formidable. Nous allons donc vous conter l’histoire de deux amis tchèques à Paris.

Ils partent de Prague à quatorze heures, après avoir absorbé trois litres de bière. Cela peut paraître excessif mais les tchèques sont les numéros un au monde à ce petit jeu avec plus de cent-cinquante litres de cervoise bu par an et par personne. Les connaisseurs savent que c’est un chiffre ahurissant car les statistiques prennent en compte toute la population. Rappelons que cette moyenne est une équation qui comporte les nourrissons qui tournent au lait, les anciens qui boivent du rouge et les femmes qui touchent au champagne. Il y a, de facto, une frange de la population ultra-opérationnelle. Respect.

Wladimir et Grichka atterrissent donc à 17 heures à l’aéroport de Paris Orly.
Aéroport OrlyIls doivent se rendre, dès le lendemain, à une exoconférence sur la physique quantique qui fait la une des journaux depuis quelques jours. Il s’agirait de « la plus grande révolution physique depuis les quatre articles d’Einstein » proclament les experts. Même si nos amis doutent que cette découverte puisse surclasser la fameuse « annus mirabilis » de 1905, ils ne pouvaient pas rater un tel événement. La découverte du Boson de Higgs huit ans auparavant a impulsé des nouvelles recherches. Évidemment, les innovations actuelles ont débouché sur des trouvailles quantiques concernant le vide, et ces dernières vont d’ailleurs être annoncées en grande pompe avec la présence, entre autres, de deux ministres du gouvernement français et du Premier ministre Suisse.

Leur hôtel se situant au 8e avenue Gabriel, Wladimir et Grichka décident de faire une promenade en ce lieu afin de contempler cette cité des lumières qu’est Paris. La France est un pays très centralisé, ce qui dépareille de la poudrière de l’est de L’Europe que connaissent nos camarades. Bien entendu, le tourisme pâtit également de l’omniprésence de la ville lumière.

Le soir, bien renseignés par certains riverains, ils vont ici et là se détendre et flâner dans quelques quartiers où ils souhaitent goûter aux saveurs locales. La conférence de demain s’annonce sous des auspices radieux et nos deux compères ne cachent pas leur joie. La presse est aussi sur le coup et la résonance médiatique reste incroyablement soutenue.

Le lendemain, après un bon petit déjeuner constitué de diverses viennoiseries et d’un café digne de Vienne, les voilà partis dans le Paris des beaux quartiers pour retrouver deux amis de Grichka rencontrés durant un stage Erasmus à Barcelone, ce dernier ayant vécu dix-huit mois en Catalogne dans le cadre de ses hautes études. Même s’il regrette son choix tant l’Anglais lui aurait été plus utile dans son secteur d’activité, cela lui a permis de faire de belles rencontres. C’est ainsi du moins qu’il le présente à son ami… À leur arrivée sur l’une des terrasses de la Place de l’Opéra, quelle surprise de voir ses deux larrons inconnus de Wladimir s’embrasser sur la bouche ! Grichka, un peu gêné, procède aux présentations à Wladimir, blanc comme un linge. Dans l’ancien bloc soviétique, l’empreinte russe rend culturellement un peu mal à l’aise l’univers gay.

La discussion s’engage alors. Les deux français homosexuels sont ravis de revoir Grichka. Wladimir jette un œil suspicieux à son ami en sirotant sa crème de whisky. Le temps est magnifique dans la región île de France et les parisiens ont la bonne idée d’emmener nos amis voir les Champs Elysées et ses 69 et plus chandelles.Les Champs Elysées de Paris« 69 quoi ? » intervient Wladimir, visiblement échaudé.
« Chandelles » rétorque l’un des gaulois avec stupéfaction.
« Pourquoi 69 ? » s’assure notre ami,
« Nous ne savons pas mais c’est un chiffre que nous aimons beaucoup » provoque l’un d’eux. Wladimir ne s’embarque pas dans un conflit mais les agaceries successives et rigolotes des français sur la physique quantique et « l’annus mirabilis » suffisent à détendre l’atmosphère. C’est déjà la fin de la journée et il est donc temps de quitter les lieux pour se rendre à la conférence…

Trente minutes plus tard, devant l’entrée principale de la salle, force est de constater que celle-ci est bondée. Tout le CNRS est présent, ainsi que toutes les têtes pensantes d’Europe et d’Amérique. Des groupuscules d’activistes communistes manifestent à l’extérieur, outrés du crédit qu’offrent les puissances occidentales à la situation politique française actuelle. Durant les présentations, une femme de la cinquantaine vient les seins nus sur l’estrade pour revendiquer son droit à la liberté et contester le pouvoir des hommes dans le monde des sciences dures. Un membre du comité lui rétorque alors « ce n’est pas notre problème, on est tous homos » et la salle éclate de rire. La journée commence à devenir très longue et un tantinet redondante pour Wladimir.

La conférence sur le temps est menée par un brillant physicien français qui travaille en Suisse. Le temps ne passe pas, il permet au présent de se renouveler sans cesse et de faire passer les phénomènes. Finalement, tout passe sauf le temps. Voilà ce qu’il faut retenir de cette première intervention. Grichka est tellement passionné par ce discours qu’il va en deux temps trois mouvements se masturber dans les toilettes. Oui, il a une sexualité très particulière.

L’heure de la pose est donc arrivée et nos amis sont obnubilés par la seconde conférence annoncée comme révolutionnaire. Les hôtesses, aux formes de déesses indéfinissables, servent de délicieux petits Paris-Brest de la région aux invités. Wladimir, sous le regard amusé de son compagnon, en profite pour en flatter quelques-unes dans un français moyen. L’une d’entre elles sourit et annonce à sa copine « j’ai trouvé un bisexuel dans le lot ! ». Wladimir commence à rougir d’agacement… Le comité organisateur rappelle les convives pour le grand moment.

Après une longue introduction sur la nature du vide, le physicien canadien, au nom imprononçable, annonce la découverte d’une nouvelle forme de matière à cinq dimensions ! Cette matière n’existe donc pas sous forme visuelle, c’est-à-dire qu’elle est inaccessible à la lumière. La salle est à genoux et le mathématicien entre en scène pour développer l’équation complexe de deux heures qui valide l’expérience. L’auditoire est plongé dans une béatitude silencieuse et extatique. Une cinquième dimension dans l’espace quantique ! Que de perspectives ! Grichka embrasse Wladimir sur la bouche dans un élan euphorique et lui cale un doigt dans l’anus en criant « mirabilis ! ».

Une escort girl de Paris lui a ouvert l’appétit..

James vient d’arriver à Paris Charles de Gaulle. Il était encore à New-York le matin même de cette belle journée de dimanche du mois de janvier de cette nouvelle année 2015.

Comme à son habitude, il prit un taxi pour se rendre au centre de Paris. Tranquillement et confortablement installé sur la banquette arrière du taxi de fabrication allemande, une Mercedes 280, il tapota sur son Smartphone
le mot escort paris. La page web du site de rencontre lui proposa de nombreuses annonces avec de possibles escort girls. James avait eu vent de lieux de rencontre sans prise de tête dans la capitale française, d’où l’idée de surfer sur le web en quête d’annonces libertines. L’idée lui était venue de découvrir pour une fois Paris en dehors de son travail, aussi selon lui, qui mieux qu’une escort girl pourrait lui enseigner les bonnes adresses que tout visiteur se doit de connaître une fois à Paris.
Il faut dire que les Anglo-saxons sont coutumiers de ce genre de service qu’offrent les accompagnatrices de charme. De plus, ce dimanche là, le hasard avait bien fait les choses, l’escort girl était anglaise. Que pouvait demander de plus un Américain à Paris un dimanche d’août 2015 en fin de journée?
Rien, si ce n’est une belle ballade romantique accompagné d’un guide parfaitement séduisant pour une excursion épicurienne un dimanche au centre de Paris.

Katia, parfaitement bi-lingue et au fait des ballades gastronomiques dans la capitale, prit notre James de touriste américain par la main dans le seul but avoué de lui faire passer une fin de journée des plus excitantes possible. Pour le mettre en appétit, et ce avant de déguster une bonne table parisienne, c’est à bon train que les deux protagonistes jetèrent un œil curieux à la Tour Eiffel, la Cathédrale Notre-Dame de Paris, l’Arc de triomphe de l’Étoile, la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, le Musée du Louvre, le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou…

STOP! James dut se rendre à l’évidence, comme Rome, Paris ne s’était pas faite en une nuit. L’estomac dans les talons, à défaut de cuisine française, il susurra aux oreilles de Katia que son nez et son palais avaient faim de cuisine asiatique.
C'est une escort girl de Paris qui lui a ouvert l'appétit - OkudaQu’à cela ne tienne, rien est impossible dans le Paris gastronomique d’aujourd’hui et de toujours.  Katia, l’escort girl rencontrée au hasard d’une page web un dimanche d’août 2015, chuchota à l’oreille du chauffeur de taxi:
rue du Boccador dans le 8e arrondissement, nous allons manger sushi chez Okuda!

Témoignage à suivre…

Paris en taxi est-il une panacée ?

Paris en taxi, une affaire d’écologie…

Été 2015, le monde du taxi est bouleversé face à la concurrence régnant sur le secteur parisien, les professionnels s’en prenant violemment aux taxis Uber, entreprise développant des applications mobiles de mise en contact entre passagers [sz-gplus-one size= »standard » align= »none » annotation= »none » /]et conducteurs. Ce qui débouchera d’ailleurs, pour information, sur l’application
de la loi Thévenoud.
Nous nous rappelons du conducteur Uber qui justifiait son racket en prétextant un professionnalisme flou (entre autres: bouteille d’eau offerte, conversations assumées avec les passagers…). Cela démontre le business considérable du taxi dans la capitale française. En effet, Paris en taxi, ville cosmopolite, ne peut se passer de ce moyen de transport devenu traditionnel au même titre que les célèbres taxis jaunes de New York ou encore les distingués taxis londoniens. Bien entendu, comment ne pas être bercé par le titi parisien au béret qui vient de s’enfiler un litre de betterave et qui vous guide dans les dédales de rues parisiennes à la découverte de la ville la plus romantique au monde?
Mais Paris en taxi, comme beaucoup d’autres lieux magiques, est une ville moderne avec son lot de personnes peu scrupuleuses prêtes à réaliser un maximum de bénéfices financiers sur le dos de centaines de millions de touristes de passage chaque année. L’arrivée du tuk­tuk, notamment aux abords des monuments centraux comme la tour Eiffel ou la place de la Concorde, est une véritable manne financière pilotée par les communautés roumaines ou bulgares.
Ceci étant, la difficulté de prendre sa voiture dans Paris intra­muros (circulation incommodante dûe à la densité du réseau routier, parking payant généralement très onéreux) en raison de la concurrence du réseau de bus (gros véhicules avec ticket à prix cassé et transportant les personnes par quarantaine pour tuer les affaires et conserver du mieux qu’il soit la qualité environnementale de notre si chère planète), du métro et du fameux autolib’ (ne prenons même pas le temps d’évoquer ces sujets sensibles), est bien réelle.
La présence des taxis dans Paris permet quant à elle de joindre l’utile à l’agréable. Ainsi, vous pouvez aisément visiter Paris en taxi et ce, en une journée de huit heures pour une somme avoisinant les quatre cents euros.
Cette virée « Paris en taxi » vous offrira surtout une proximité avec la ville, ce qui serait clairement beaucoup plus contraignant dans le cas où vous emprunteriez un transport en commun. N’oublions pas non plus que la ville de Paris rend la partie plus facile aux bobos aux dépens d’une circulation fastidieuse. De petits couloirs bien à eux leur permettent de circuler sans avoir à dépenser la moindre goutte d’essence et donc sans avoir à polluer. En bref, de la triche bien-pensante qui envahit les arrondissements du centre et de l’est parisien, là encore sous couvert d’un soi­-disant combat écologique.

Les taxis parisiens sont et seront toujours présents pour vous faire découvrir l’atmosphère francilienne en son cœur. Ce business a évidemment un coût d’investissement pour ceux qui prétendent vouloir en profiter.
À cet effet, une licence de taxi dans la ville lumière vous coûtera entre 100000
et 300000 euros selon les secteurs et les avantages qu’ils proposent.
Paris en taxi est-il une panacéeParis en taxi est­-il une panacée? Tout comme de l’eau de roche, la réponse est plus que clair, oui. En ultime exemple, il va de soi qu’il est agréable voire romantique d’arriver avec votre dulcinée devant les jardins du Trocadéro en présence d’un chauffeur de taxi qui vous ouvre la porte. À l’inverse, pensons que dans le même espace ­temps Simone et Maurice passent devant vous en faisant le tour des attrape­touristes de la ville dans un car climatisé et que YingJie et ChangPu se font plumer huit mois de salaire dans un tuk­tuk aux senteurs germe de flatulence !

Attention donc où vous posez votre popotin, car si lui ne s’en souviendra pas,
ce ne sera point votre cas après votre ballade de Paris en taxi.